Réseau Entre la Ville et l'Hôpital pour l'Orthogénie

L'IVG et Vous

Quand ?

Comment ?

La méthode
médicamenteuse

en ville

Charger la plaquette Avorter à la maison

Faire son choix

Vous avez choisi

  • A votre domicile.

Cette méthode impose le respect de conditions légales :

  • Le début de vos dernières règles normales remonte à moins de 7 semaines ;
  • Vous n’avez aucune contre-indication médicale ou psychologique à la méthode après consultation médicale ;
  • Vous avez été informée et comprenez les explications et la manière dont va se passer l’interruption de grossesse ;
  • Vous choisissez en accord avec le médecin que l’IVG ait lieu à la maison ;
  • Vous disposez d’un logement avec téléphone à moins d’une heure de l’hôpital ;
  • Vous serez accompagnée d’une personne de confiance les trois premières heures après la prise du 2ème médicament.

LA METHODE MEDICAMENTEUSE À DOMICILE DOIT ETRE REFLECHIE.

IL N’Y A PAS UNE MANIERE D’AVORTER MIEUX QU’UNE AUTRE.

 

Quiz-test :

J’ai choisi cette méthode plutôt que la méthode chirurgicale parce que

Je souhaite prendre  des médicaments pour faire revenir mes règles.

« VRAI et FAUX »: Ce sont des médicaments qui provoquent une fausse-couche avec des contractions et des saignements abondants. Mais ce n’est pas comme un cachet d’aspirine qui fait disparaître le mal de tête ! Ce n‘est donc pas une contraception d’urgence ni un médicament miracle mais un avortement !

Je dois me décider très vite parce qu’après ce sera un bébé.

« FAUX »: L’IVG est autorisée jusqu’à 14 semaines et jusqu’à ce terme, il s’agit d’un embryon.

Il est très important que vous preniez le temps dans l’urgence, et il vaut parfois mieux une IVG chirurgicale faite sereinement qu’une IVG médicamenteuse décidée trop rapidement de peur de dépasser le délai de 7 semaines. Chaque femme a besoin d’un temps différent pour mûrir sa décision. Il peut être nécessaire de discuter avec votre médecin et éventuellement, avec une conseillère dont il vous indiquera les coordonnées.

Ce qui est important c’est que votre décision soit posée et il est ensuite temps de choisir la méthode. Ne brûlez pas les étapes.

 

Je dois me décider très vite parce qu’après je n’aurai plus le choix et avorter avec des médicaments, c’est mieux pour ma santé que la méthode chirurgicale.

« FAUX » : Vous pouvez pratiquer une IVG médicamenteuse jusqu’à 49 jours de retard de règles. Mais après ce délai vous pouvez encore faire une IVG chirurgicale, il y a donc toujours une solution, et ce jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée.

Certes, il est préférable de ne pas attendre la dernière limite mais les risques pour la santé d’une IVG quelle que soit la méthode sont extrêmement limités en France, pays où l’IVG est légale et faite dans de très bonnes conditions sanitaires.

Rien ne presse, le mieux c’est de prendre le temps et de faire un vrai choix.

 

L’opération est un acte plus intrusif pour mon corps.

« VRAI » : les médicaments vont vous provoquer une fausse couche, et sauf complications, vous n’aurez pas besoin d’acte chirurgical.

La technique médicamenteuse est moins intrusive et vous n’êtes pas obligée de passer par la case « hôpital ». Mais elle est un peu moins efficace, dure plus longtemps et vous vivez votre fausse couche. Toutes les femmes n’en ont pas envie.

 

J’ai peur d’avoir une anesthésie, je n’aime pas les piqûres.

« VRAI »: Dans le déroulement « normal » d’une IVG médicamenteuse, vous n’avez pas recours à l’hôpital, donc pas d’anesthésie. Mais dans les rares cas d’échec de la méthode, vous aurez une intervention chirurgicale avec une anesthésie générale ou une anesthésie locale.

  

Mais avec les médicaments j’ai peur d’avoir très mal.

« FAUX » : La douleur est très variable d’une femme à l’autre. Le médecin vous prescrira des antalgiques en prévision de ces douleurs éventuelles.

Nous vous conseillons de ne pas rester seule lors de la prise des médicaments. En cas d’inquiétude, vous pouvez joindre à tout moment -soit votre médecin -soit le centre hospitalier de référence dont le médecin vous a donné les coordonnées.

 

Une amie me l’a recommandée : elle m’a dit que c’était la méthode la plus simple, la plus rapide

« FAUX » : ce n’est ni plus simple, ni plus compliqué, ni plus rapide. C’est plus rapide pour le premier rendez-vous mais plus long après. La méthode médicamenteuse dure plus longtemps que la méthode chirurgicale puisque vous devez prendre deux types de médicaments à 48 heures d’intervalle, et l’avortement se produit le plus souvent dans les 4 heures qui suivent la prise des deuxièmes comprimés.

La méthode la plus simple est en fait celle qui vous convient le mieux.

  

On m’a dit que les médicaments ne marchaient pas toujours.

« VRAI » : En effet, cette méthode n’est efficace que dans 95% des cas. C’est pourquoi il est indispensable de vous rendre à la visite de contrôle fixée par votre médecin.

En cas d’échec de la méthode, il organisera  pour vous une prise en charge hospitalière. Il sera en effet toujours temps de programmer une intervention.

 

Je préfère avorter avec des médicaments chez moi comme ça, je suis sure que personne n’en saura jamais rien.

« VRAI et FAUX »

Vrai parce que si tout se passe bien, vous n’aurez de contact qu’avec votre médecin et vous ne risquerez pas de rencontrer des personnes connues, comme cela peut arriver à l’hôpital.

Faux parce que si vous voulez garder le secret par rapport à votre entourage (parents, conjoint, enfants), ce n’est pas la bonne méthode. Vous saignerez beaucoup, ce ne sera pas « discret ».

Vous ne pourrez pas savoir à l’avance quand va se produire l’expulsion, cela peut être angoissant d’attendre seule que « ça arrive ».

Si vous êtes mineure et souhaitez garder le secret, il sera plus « discret » et sans doute plus facile d’aller à l’hôpital  pour la matinée et d’être entourée par les infirmières que de risquer de saigner abondamment à la maison.

 

Je préfère avorter à la maison parce que je n’ai personne pour faire garder mes enfants.

« FAUX » : Nous vous déconseillons d’avoir de trop grosses charges familiales le jour de l’expulsion. Les effets secondaires du traitement risquent de vous empêcher de mener à bien vos tâches habituelles.

 

CE QU’IL FAUT RETENIR : IL N’Y A PAS D’URGENCE

 

Et finalement,

 

 

JE SUIS PRETE POUR UNE IVG MEDICAMENTEUSE À DOMICILE

 

LA METHODE MEDICAMENTEUSE N’EST PAS LA MIEUX POUR MOI

SI :

SI :

C'est mon choix

Je n’ai pas bien compris la manière dont je dois prendre les comprimés et le déroulement de l’IVG

Je suis à moins de 49 jours de retard de règles

Je me sens seule, déprimée, fragile

Le trajet entre mon domicile et l’hôpital conseillé par mon médecin est de moins d’une heure.

J’ai besoin d’une prise en charge sociale

J’ai bien compris les explications sur cette méthode et son déroulement.

Je suis isolée ou sans hébergement

J’accepte les inconvénients de la méthode

J’ai besoin de confidentialité vis-à-vis de mon entourage

J’habite un logement avec toilettes et téléphone où je me sentirai tranquille et sereine quand je prendrai mes médicaments

J’ai des charges familiales importantes (ex : présence d’enfants en bas âge au domicile…)

 

Petits conseils pratiques :

Si vous avez recours à la méthode médicamenteuse à votre domicile, pensez à : 

  • Prendre des serviettes hygiéniques (grands modèles et absorption maximale)
  • Prévoir une personne de confiance disponible le jour de l’expulsion
  • Prendre les antalgiques en cas de douleur
    Ce n’est pas parce que vous aurez mal que l’expulsion sera effective
  • Appeler votre médecin au moindre doute.

 

Mise à jour : 31/07/13

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